Conclusion

 

La priorité donnée à l’adoption nationale a eu pour conséquence de voir croitre la part d’enfants grands, de fratries et d’enfants atteints de pathologies ou de malformations.

Les adoptants qui, du fait de leur âge, de leur situation matrimoniale, de leurs conditions de vie, trouvent le plus difficilement des enfants à adopter, peuvent dans certains cas et dans certaines limites, face à la réalité de l’adoption, faire évoluer leur projet pour accueillir des enfants à besoins spécifiques qu’ils ont plus de chances de se voir proposer.

C’est ainsi que les enfants à besoins spécifiques sont plus souvent adoptés par des adoptants considérés comme non prioritaires par les équipes responsables des apparentements, ce qui peut être considéré comme une chance dont il ne faut cependant pas méconnaitre les risques et les difficultés.

Le désir d’accueillir un enfant ne doit pas éclipser l’importance de définir au mieux son projet d’adoption. Les adoptants sont aidés et accompagnés dans cette étape par les conseils et le soutien des équipes adoption de leur Conseil général ainsi que par l’équipe de l’AFA. L’entretien avec le médecin et la psychologue de l’AFA doit être l’occasion d’appréhender au mieux les données relatives aux particularités de ces enfants à besoins spécifiques.