Russie

 

Santé des enfants russes confiés à l’Adoption Internationale

Au regard de la connaissance actuelle de l’histoire et de l’état de santé des enfants proposés à l’adoption en Russie, il apparait nécessaire d’informer les adoptants français de la réalité médicale de l’adoption dans ce pays, et ceci, en dehors de tout projet d’adoption d’un enfant dit à particularités.

 


Contexte général

En effet, si l’on se réfère à l’expérience de l’AFA en Russie depuis son ouverture en 2008, la grande majorité des enfants en bas âge proposés à l’adoption sont atteints d’affections médicales, chirurgicales ou d’ordre psychologique nécessitant le plus souvent une prise en charge conséquente et prolongée.

Les pathologies rencontrées, antérieures à l’institutionnalisation, sont souvent la conséquence d’un déficit de prévention médico-sociale lors de la grossesse, après la naissance et/ou durant la petite enfance. L’alcoolisme et les carences nutritives des mères sont fréquents et peuvent entraîner des lésions neurologiques ou des malformations sévères chez leurs enfants, mais aussi des carences affectives. Le jeune âge de certains enfants proposés à l’adoption à l’international a pour conséquence un manque de recul quant aux évolutions psychologique et motrice de ces enfants. Il est donc impératif, lors du choix de la Russie comme pays d’adoption, d’intégrer le risque de se voir proposer un enfant pour lequel le devenir sera incertain en termes de développement. Le projet doit donc intégrer l’accueil potentiel d’un enfant qui requerra une prise en charge peut-être lourde, parfois spécialisée.

 


Les rapports médicaux

Les rapports médicaux fournis lors de la proposition d’enfant sont souvent succincts ou difficiles à interpréter même pour un médecin. La cause en est imputable à des terminologies et des pratiques différentes, dans un contexte de prise en charge médicale par ailleurs de très bonne qualité. L’invitation à rencontrer l’enfant et le personnel soignant offre donc l’opportunité de se faire préciser les éléments du dossier ou d’acquérir des informations supplémentaires sur l’enfant et son développement.

Enfants de moins de 5-6 ans : Les enfants peuvent souffrir de pathologies chroniques ou de handicaps mais le syndrome d’alcoolisation foetale reste un problème important: très fréquent, il est rarement mentionné dans le dossier. La difficulté pour ces enfants jeunes est l’absence de recul sur le développement et les adoptants doivent admettre une part d’incertitude à intégrer dans le projet d’adoption.

Enfants de 6 ans et plus : Outre les problèmes de santé physiques, sont le plus souvent décrits dans le rapport médical des troubles du développement psycho-affectif.

Cette réalité   sanitaire et médicale suppose donc :

  • une démarche de réflexion sur la capacité d’accueil d’un enfant au développement potentiellement limité
  • et d’évaluation des pathologies « acceptables »   au sein de la famille.

 

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