Quels sont les pays qui ne font pas d’obstacles aux problèmes de santé d’un parent adoptif (dans un …

Quels sont les pays qui ne font pas d’obstacles aux problèmes de santé d’un parent adoptif (dans un couple) notamment au niveau d’un problème d’épilepsie ?

La question pourrait paraître simple, mais ne l’est pas !

En effet, si les moyens thérapeutiques actuels permettent le plus souvent de contrôler une épilepsie, c’est-à -dire d’empêcher la survenue de crises (l’affection apparaît donc totalement inapparente), diverses formes cliniques existent et/ou peuvent être évolutives et/ou être accompagnées d »autres troubles. Le terme « épilepsie » englobe donc plusieurs réalités.

La question se pose donc plutôt en termes de conséquences sur les conditions d’accueil de l’enfant, qui demande sécurité et protection de la part de parents ayant les moyens physiques de les assumer, au moins jusqu’à  l’âge adulte, et sur ce que la maladie peut influencer au quotidien.

L’attitude (générale) à  développer est donc celle de l’accompagnement à  la réflexion dans le projet d’adoption. Celle-ci doit permettre dans l’évaluation d’évoquer, si tel est le cas, en quoi le projet pourrait apparaître contre indiqué dans l’intérêt de l’enfant, recherche de l’équilibre entre le besoin de l’enfant d’être accompagné jusqu’à  sa majorité et les possibilités de prise en charge du parent selon sa maladie.

Si l’altération de l’état de santé d’un adoptant est susceptible de retentir de façon grave sur le quotidien et l’avenir de l’enfant et que l’adoptant semble ne pas en avoir une conscience suffisante, il est dans un 1er temps souhaitable d’appeler le postulant à  réfléchir avec le professionnel aux conséquences pour l’enfant. L’inciter par ailleurs à  (ré)aborder la question avec son médecin traitant afin d’évaluer avec lui en conscience dans quelle mesure l’affection pourrait s’avérer contraire aux besoins et à  l’intérêt de l’enfant.

Un certificat médical sur des éléments précis de santé des adoptants (en termes d’aptitude, réserves, contre-indications, sans livrer de diagnostic) est effectivement demandé dans le dossier par un certain nombre de pays (Colombie, Russie, etc) ce qui, d’expérience, amène alors les adoptants, en cas de trouble grave ayant un retentissement sur l’accueil de l’enfant, à  renoncer à  l’adoption après dialogue avec leur médecin.

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