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Un couple a accueilli une fratrie colombienne. Un des enfants présente une pathologie non décelée. Les personnes chargées du suivi se demandent si elles sont habilitées à  transmettre des éléments concernant cette pathologie (diagnostic, pronostic, traitement). Les parents peuvent-ils, pour cette partie du suivi, produire un compte rendu médical émanant du médecin qui suit l’enfant ?

Voici quelques éléments de réflexion :

  • Les informations portées dans le rapport de suivi sont sous la responsabilité des parents adoptifs seuls responsables de leur enfant. S’ils sont d’accord pour signaler une pathologie, il convient de la noter.
  • Les informations de ce type sont extrêmement utiles tant à  l’AFA qu’à  l’ICBF. En effet, elles nous permettent, en reprenant le dossier, de vérifier si une erreur a été faite de notre part ou si une autre attitude ou procédure aurait pu être meilleures et dans ce cas de modifier nos procédures.
  • L’ICBF est extrêmement attentive à  mettre en place les meilleures chances possibles pour les enfants dont elle a la charge et souhaite pouvoir faire évoluer ses procédures à  partir des leçons que l’on peut tirer des adoptions précédentes.
  • Selon la pathologie en cause, le dépistage ou le diagnostic peuvent dépendre de l’âge de l’enfant, des techniques et moyens employés et surtout de l’évolution ou de la détectabilité de l’affection. Il faut donc avoir le plus de détails possible pour tirer toutes les leçons de ces tristes expériences.
  • Les dossiers des enfants, compris les suivis, sont totalement confidentiels tant à  l’AFA qu’à  l’ICBF. Les informations ne sortent donc pas du cercle des professionnels et du « secret partagé » prévu par les textes et ce d’autant plus que c’est dans l’intérêt de l’enfant et des autres enfants adoptés.
  • Les autorités colombiennes acceptent sans difficulté de donner des compléments d’information ou de faire des examens complémentaires à  la demande des candidats à  l’adoption lorsque ceux-ci estiment que le rapport relatif à  l’enfant est insuffisant. De même, lors du séjour de convivialité en Colombie, il convient de recommander aux adoptants de faire faire un examen médical détaillé à  l’enfant qui sera bien sûr plus personnalisé que lorsque celui-ci est à  l’orphelinat.

Dans : post-adoption